Diigo : c’est bon, mangez-en.

Posted on 26 juin 2010

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diigoLOGO_transparentAujourd’hui  j’ai envie de vous parler d’un service qui existe depuis plusieurs années, mais qui ne connais pas vraiment pas un succès retentissant. Si je vous parle de social bookmarking, quel service vous vient en tête ? Je parie que 90% d’entre vous me répondront Delicious ! Pour ceux qui ne sont pas familier avec le principe de social bookmarking, il s’agit tout simplement de sauvegarder vos liens favoris en ligne pour ensuite les rendre visibles à vos amis ou à l’ensemble de la toile (il est évidemment possible de garder des liens privés!). C’est une bonne façon de montrer quels sont vos centres d’intérêts sur Internet, tout en ayant vos favoris à portée de main même si vous changez d’ordinateur.

Delicious, bien qu’étant le service de bookmarking le plus connu, n’est pas selon moi le plus simple à utiliser et le mieux pensé! J’utilise Diigo depuis 8 mois environ, ce qui me permet de vous faire un petit retour d’expérience (et qui sait de vous convertir à ce service ;-)).

Pour utiliser Diigo il faut se créer un compte mais cela va très vite : vous pouvez  vous connecter en un clic à partir de votre compte Facebook, Twitter, Google ou Yahoo! Cela couvre un nombre d’utilisateurs suffisamment large. Une fois inscrit, il est nécessaire d’utiliser la Diigo-bar pour profiter au maximum des fonctionnalités de l’outil. Je vous conseille de rajouter cette barre si vous disposez d’un écran suffisamment grand et aux dimensions classiques (4 :3) car cela ne gênera pas votre navigation. En revanche si vous utilisez un ordinateur portable de petite taille et avec un format type 16:10 ou 16:9 je vous conseille le « Diigolet » qui est un simple bouton à rajouter (par exemple dans votre barre personnelle sous Firefox). Ce bouton fera apparaitre une barre que vous pouvez enlever très rapidement dès qu’elle ne vous sert plus.

Ok très bien, alors quel est l’avantage de Diigo face à d’autres services ? Je dirai que cela tient surtout aux nombres de fonctionnalités proposées, et qui souvent se complètent bien. Les pages que vous marquez sont retrouvables grâce aux tags que vous leurs associez, mais aussi grâce à n’importe quelle expression contenue dans l’url de la page ou sa description. Si vous êtes plutôt visuel, il est même possible de demander une capture d’écran du site web en cochant simplement une case.

Vous pouvez ensuite créer des listes à partir de vos marques pages. Cela s’avère pratique si vous souhaitez envoyer une liste de liens particuliers à une personne. Plus gadget, vous pouvez même faire une présentation de Slides à partir de cette liste.

Vos marques pages peuvent également être enregistrés dans des groupes. Cette fonctionnalité est pour moi une dès plus intéressante : vous pouvez créer un espace de partage de liens sur un sujet défini et inviter des personnes à le rejoindre. Vous invitez ensuite ces personnes à  consulter les liens que vous proposez sur le sujet ou les autorisez à rajouter des liens dans le groupe. Chaque lien posté dans le groupe peut être commenté, enrichi. Quand vous vous abonnez à un groupe, vous pouvez demander à recevoir des alertes e mails si de nouveaux contenus ont été rajoutés depuis votre dernière visite.

Ce système de groupe m’est très utile quand je fais de la recherche d’informations pour travailler sur un dossier en collaboration avec des collègues de travail. Au lieu d’envoyer un mail aux personnes qui travaillent sur ce même dossier à chaque fois que je trouve un lien intéressant, je leur envoie un mail unique contenant  une invitation à rejoindre un groupe concernant le dossier. Cela m’incline à partager beaucoup plus de liens car il faut bien avouer que parfois on se dit : « tiens c’est intéressant cet article » ! Suite à quoi on l’enregistre, mais on n’a pas toujours le réflexe de se dire que cela pourrait également intéresser les collègues. La tâche est simple grâce à la barre ou le Diigolet : en deux clics le lien se retrouve partagé sur le groupe.

L’autre fonctionnalité que j’apprécie particulièrement est la possibilité d’annoter le web. Oui, vous pouvez surligner (4 couleurs au choix) n’importe quelles lignes, paragraphes, etc pour les mettre en valeur. À cette surbrilliance vous pouvez ajouter des commentaires (appelés Sticky Notes), soit reliés directement à un passage surligné ou bien flottants sur la page. Même si ces annotations peuvent vous servir à vous-même pour s’y retrouver dans un article assez long, la vraie puissance de cette fonctionnalité est de pouvoir partager vos commentaires et surbrilliances avec les autres ! Si la personne possède un compte Diigo, les annotations se verront automatiquement. Mais vous pouvez également partager vos annotations avec n’importe qui : cela nécessite la création d’un lien spécifique par Diigo (réalisé en un clic grâce à la barre Diigo).

Les annotations web permettent un bon gain en productivité pour des activités telles que la relecture de document web avant publication. Par exemple, j’ai déjà eu à faire de la relecture de blogs de voyages pour le Québec : plutôt que d’envoyer un mail (ou pire, imprimer!) à la personne intéressée en indiquant lignes par lignes où je trouve des erreurs, je renvoie directement la page annotée pour corrections auprès de l’agence de communication ! Simple et efficace.

Pas encore totalement convaincu ? Voici une dernière fonctionnalité que j’apprécie beaucoup. La barre Diigo propose de classer n’importe quelle page dans une rubrique « lire plus tard » en un clic. Pratique quand on sait qu’un article va nous plaire mais que l’on ne dispose pas du temps suffisant devant soi. Diigo propose même une application iPhone qui permet entre autre de télécharger les pages que vous aviez marqués comme à lire plus tard pour une lecture « offline ». Pratique dans un métro sans réseau ! Diigo peut donc remplacer facilement Instapaper, dévoué à ce service de « lecture plus tard ».

Il y aurait sans doute d’autre chose à dire sur Diigo mais je vais en rester là pour que ce billet reste à peu près digeste! Le coté social de Diigo est aussi mis en avant (réseau social asymétrique, à la manière de twitter) mais il n’y a rien de spécialement innovant à ce niveau qui mérite d’être développé ici.

Je vous invite simplement à découvrir l’outil par vous-même à l’adresse suivante :

www.diigo.com

Le site propose aussi trois vidéos pour mieux appréhender l’outil ici http://www.diigo.com/learn_more Elles sont un peu austères mais claires.

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